Retraite: la prochaine hausse des pensions reportée à 2019 - Si Senior !

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La prochaine hausse des pensions prévue en octobre 2018 sera retardée à janvier 2019. Un décalage qui arrange les budgets de l’État mais pas celui des retraités.
Les pensions de base ont été revalorisées de 0,8% le 1er octobre 2017, mais les retraités attendront la prochaine hausse pendant plus d’un an. L’augmentation n’aura pas lieu en 2018 (alors que la Banque de France prévoit une inflation à 1,6%), le gouvernement ayant décidé de décaler – officiellement pour “rendre plus simple et plus lisible” le système – la date de la revalorisation du 1er octobre 2018 au 1er janvier 2019. L’Assemblée vient de confirmer ce changement de calendrier à l’occasion du vote définitif de la loi de financement de la Sécurité sociale lundi 4 décembre. Un gel d’un an qui ne dit pas son nom. Selon le quotidien économique Les Échos, ce report de trois mois représenterait pour l’Etat une économie de 380 millions d’euros.

Un an de retard

Ce décalage n’est pas une première. Il a déjà été instauré en 2009 lorsque la date de revalorisation a été reportée du 1er janvier au 1er avril. Idem en 2014 avec le report au 1er octobre. Au final, en neuf ans, les pouvoirs publics auront retardé d’un an la revalorisation des pensions. Une méthode qui aboutit à verser aux retraités pendant quelques mois des pensions inférieures à celles qu’ils auraient dû toucher… Ce procédé a été également utilisé par les régimes complémentaires en 2016 (décalage du 1e avril au 1er novembre).

Des complémentaires gelées

Pas plus de hausse en vue du coté des retraites complémentaires Agirc-Arrco. La revalorisation annuelle prévue en novembre en 2017 a abouti à une augmentation de zéro. L’accord signé par les partenaires sociaux en 2015 prévoit en effet que les pensions Agirc-Arrco évoluent pendant trois ans (donc jusqu’en 2018) selon l’inflation moins 1 point. C’est ce que l’on appelle la “sous-indexation”, un calcul qui revient à geler les pensions lorsque le coût de la vie est inférieur à 1%, comme c’est le cas en 2017.

Le minimum vieillesse revalorisé sur 3 ans

En revanche, conformément aux engagements du candidat Macron, les titulaires de l’ASPA (ex-minimum vieillesse) ont vu leur allocation augmenter de 30€ le 1er avril 2018. L’exécutif a prévu une hausse de 100€ de l’ASPA, en trois temps d’ici à 2020. Les 433 000 bénéficiaires du minimum vieillesse toucheront alors 903€ mensuels. Lire: Les prochaines revalorisations du minimum vieillesse
Par Jean-Christophe Martineau

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