Vin : l’investissement plaisir avant tout - Si Senior !

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Emblématique de nos terroirs et de notre gastronomie, le vin peut aussi constituer une piste d’investissement intéressante, mais avec modération.

L’or rouge est en vogue, tant sur les tables que dans les caves des particuliers, qui y voient de plus en plus un actif pour diversifier leur patrimoine.

« Les Français s’intéressent chaque année davantage au vin. Ils aiment connaître son origine, comprendre son appellation ou sa note de dégustation. Depuis deux ans, le nombre de néophytes diminue au profit du nombre d’amateurs », révèle le baromètre 2018 de l’agence Sowine, qui étudie les habitudes des Français vis-à-vis du divin breuvage.

Parallèlement à l’engouement qu’il suscite, les performances du marché sont apparemment séduisantes. Sur un an (de juin 2017 à juin 2018), l’indice Liv-Ex Fine Wine 1000 (la Bourse des professionnels du vin) affiche un beau 10,1 % de rendement, là où celui du Cac 40 (dividendes réinvestis) est de 7,4 %. Le vin est un actif qui se bonifie d’année en année, au sens propre comme au figuré. Reste que ­toutes les bouteilles ne vieillissent pas de la même façon, tant du point de vue gustatif que de la rentabilité.

 

Vin : L’investissement plaisir avant tout

Vin : L’investissement plaisir avant tout

Panacher sa cave

Les paramètres à conjuguer pour réussir son investissement dans le vin sont nombreux. Il faut choisir la bonne appellation, l’acheter au bon moment et à bon prix, conserver ses bouteilles dans de bonnes conditions… et le revendre à sa juste valeur.

A l’image de tout placement, il faut panacher sa cave : varier les noms de domaines, les millésimes et les cépages.

Le risque, pour ceux qui n’y ­connaissent pas grand-chose, c’est de se tourner vers des noms déjà connus et très chers qui ont peu de chances d’évoluer, ou, au contraire, d’acheter des vins plus communs, appréciables pour le palais (ce qui est déjà pas mal) mais pas vraiment pour le porte-monnaie.

Où acheter

Si les foires au vin de septembre dans la grande distribution vous permettent de débusquer ­quelques bonnes bouteilles de garde ou à déguster rapidement, ce n’est pas vraiment par ce biais que vous constituerez une cave « patrimoniale ». Pour cela, mieux vaut  acheter directement au domaine pour les grands crus primeurs – optez, dans un premier temps, pour du bordeaux rouge, qui se conserve mieux et se revend plus facilement –, ­fouiner dans les ventes aux enchères et connaître l’essentiel de la cote des vins.

Vous pouvez aussi vous tourner vers les parts dans un groupement foncier viticole. Mieux vaut éviter, en revanche, les caves clés en main récemment épinglées par l’Autorité des marchés financiers (AMF). « Au-delà du plaisir bien naturel que procure une bonne bouteille de vin, il faut se montrer vigilant vis-à-vis de certaines offres sur le marché qui vous font miroiter de forts rendements et introduisent du risque », prévient Claire ­Castanet, directrice des relations avec les épargnants de l’AMF. Le plus sage est de se lancer seulement « si vous avez déjà constitué une épargne de précaution avec des produits plus classiques », ajoute-t-elle. Ou de s’en tenir à la constitution d’une bonne cave… pour le plaisir des papilles.

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